BRUXELLES , le 10 octobre 2025 : L’ Union européenne mettra en œuvre son nouveau système biométrique d’entrée/sortie (EES) à compter du 12 octobre 2025, marquant ainsi un changement majeur dans le traitement des ressortissants de pays tiers aux frontières extérieures de l’Union. Ce système s’appliquera dans tout l’espace Schengen, couvrant 27 pays européens, à l’exclusion de l’Irlande et de Chypre, et incluant des États associés tels que la Norvège, la Suisse, l’Islande et le Liechtenstein. L’EES est conçu pour remplacer le tamponnage traditionnel des passeports en créant un enregistrement numérique de l’entrée et de la sortie de chaque voyageur.
La sécurité aux frontières de l’UE renforcée grâce au contrôle biométrique des arrivées de ressortissants de pays tiers.
À leur première arrivée, les voyageurs non européens devront enregistrer leurs données biométriques, notamment leurs empreintes digitales et leurs images faciales, ainsi que leurs informations personnelles et les détails de leur document de voyage. Ces données seront conservées dans une base de données centralisée et resteront valables trois ans ou jusqu’à l’expiration du passeport. Le déploiement débutera aux principaux postes-frontières, aéroports, ports maritimes et points de contrôle terrestres, et sa mise en œuvre complète est prévue pour le 10 avril 2026. Durant cette période transitoire, le marquage manuel des passeports pourra encore être effectué à certains endroits. Le système sera opérationnel à tous les points d’entrée aux frontières une fois le déploiement terminé.
Les autorités ont confirmé que les empreintes digitales des enfants de moins de 12 ans ne seront pas prises, mais qu’une photographie sera obligatoire. Les voyageurs déjà enregistrés dans l’EES lors d’un précédent séjour ne seront soumis qu’à un scan de reconnaissance faciale à leur retour, simplifiant ainsi les formalités aux frontières pour les visiteurs réguliers. L’EES s’appliquera à tous les citoyens non européens effectuant de courts séjours, généralement jusqu’à 90 jours sur une période de 180 jours, qu’ils aient besoin d’un visa ou non.
Collecte de données biométriques obligatoire pour les citoyens non-UE
Le système calculera automatiquement la durée de séjour de chaque voyageur et vérifiera le respect des limites légales. Les données de sortie seront également enregistrées afin de confirmer que les personnes quittent l’espace Schengen dans les délais impartis. Aux postes-frontières entre le Royaume-Uni et la France , tels que le port de Douvres, les terminaux Eurostar et l’Eurotunnel, les autorités françaises effectueront des contrôles EES dans le cadre de leurs procédures aux frontières Schengen. Ces points ont commencé à se préparer au nouveau système, notamment en installant des bornes biométriques et en augmentant le personnel.
La mise en œuvre initiale sur ces sites privilégiera le trafic de fret et d’autocars avant de s’étendre aux véhicules particuliers et aux passagers piétons. Les aéroports européens , dont Charles-de-Gaulle à Paris et Schiphol à Amsterdam, ont également équipé leurs points d’entrée de dispositifs de vérification biométrique afin de répondre aux exigences accrues de traitement. Les services de contrôle aux frontières se sont coordonnés avec les compagnies aériennes et les opérateurs de transport pour assurer leur préparation avant le lancement en octobre.
Le système ETIAS suivra le lancement de l’EES en 2026
L’ Union européenne a déclaré que l’EES a été développé conformément aux lois en vigueur sur la protection des données. L’accès aux données biométriques et personnelles stockées sera limité aux agents autorisés chargés de la gestion des frontières, de la délivrance des visas et de l’application de la loi, des mesures de protection étant mises en place pour empêcher toute utilisation ou divulgation non autorisée. Ce système est distinct du Système européen d’information et d’autorisation concernant les voyages (ETIAS), dont l’introduction est prévue en 2026.
Tandis que l’EES gère les données physiques d’entrée et de sortie, l’ETIAS constituera une condition préalable à l’autorisation de voyage pour les voyageurs exemptés de visa entrant dans l’espace Schengen. L’introduction de l’EES constitue l’un des changements les plus importants apportés aux procédures de contrôle aux frontières européennes depuis des décennies, nécessitant une coordination entre les institutions européennes, les autorités nationales et les opérateurs de voyages internationaux. La période initiale de mise en service sera suivie de près afin de garantir le bon fonctionnement du système et de minimiser les retards aux frontières lors de l’adoption des nouvelles procédures. – Par EuroWire News Desk.